Le chateau de Lormoy  

Surdité

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> Diagnostic

Données générales

L’audition est mesurée en décibels. La plus petite intensité qu’une oreille saine peut percevoir est notée 0 dB. Si un sujet perçoit un son de fréquence donnée à 20 dB au mieux, on dira qu’il a une perte auditive de 20 dB pour cette fréquence.

Urgence

Toute perte auditive brutale ou dans les heures qui suivent un traumatisme auditif, entre 6 et 12h est une urgence médicale et nécessite une prise en charge médicale immédiate.

Clinique

Interrogatoire

  • date et les circonstances d'apparition de l'hypoacousie (baisse de l’acuité auditive) : traumatisme crânien, virose, prise de médicaments
  • signes d'accompagnement : acouphènes (bourdonnements d'oreille), otorrhée (écoulement de liquide par l'oreille), otorragie (écoulement de sang par l'oreille), otalgie (douleur dans l'oreille), vertiges, paralysie faciale, céphalées
  • allure évolutive de la surdité : progressive, fluctuante ou brutale
  • caractère uni ou bilatéral
  • antécédents ORL
  • antécédents familiaux de surdité
  • profession
  • retentissement socioprofessionnel

L'examen du tympan à l'otoscope est fondamental car il permet de distinguer les surdités à tympan normal et les surdités à tympan anormal (inflammatoire, perforé...). Il permet également d'éliminer un bouchon de cérumen ou une otite externe.

Examens complémentaires

Acoumétrie :

Audition de la voix et des diapasons. Normalement, la voix chuchotée est perçue à 6 mètres, la voix haute à 40 mètres.

Diapason :

Simple et rapide, permet de distinguer les surdités de transmission et de perception

L'épreuve de Weber :

Un diapason est appuyé sur le front. En cas d'audition normale ou symétrique, les vibrations sont entendues des deux côtés. Si le son est perçu par l'oreille la plus sourde, il s'agit d'une surdité de transmission ; s'il est mieux perçu par l'oreille saine, il s'agit d'une surdité de perception (lésions de l'oreille interne).

L'épreuve de Rinne :

Un diapason est placé devant l'oreille, puis contre la mastoïde. A l'état normal, le son est mieux perçu et plus longtemps par voie aérienne. Dans les maladies de l'appareil de transmission, il est mieux perçu par voie osseuse : on dit que le test de Rinne est alors négatif.

Audiométrie tonale liminaire :

Réalisée en cabine insonorisée. Le patient indique dès qu'il entend le son émis, soit par un signal, soit en faisant un signe à l’examinateur. L'exploration se fait d'abord par voie aérienne à l'aide d'écouteurs puis par voie osseuse à l'aide d'un vibrateur appliqué sur la mastoïde. Des sons purs de fréquences connues (125 à 8000 Hertz) sont émis à des intensités choisies et variables (0 à 100 dB).
Les résultats sont notés sur un diagramme et deux courbes par oreille sont notées: l'une en conduction osseuse, l'autre en conduction aérienne. Il permet de préciser la nature de la surdité :

  • Surdité de transmission : courbe de conduction osseuse normale et courbe de conduction aérienne abaissée
  • Surdité de perception : les deux courbes sont abaissées de façon identique.
  • Surdité mixte : la courbe de conduction aérienne est plus abaissée que celle de la conduction osseuse.

    Ce test est subjectif et nécessite la collaboration du patient.
    L'audiogramme porte en abscisse la hauteur des sons en hertz et en ordonnée le seuil auditif en décibel pour chaque fréquence.

    Audiogramme
     

    L'épreuve de Fowler :

    Elle étudie la notion de recrutement. Lorsqu'on augmente progressivement l'intensité d'un son que l'on fait entendre à une oreille sourde, le sujet peut parfois percevoir ce son à partir d'un certain seuil d'intensité. On suppose que les cellules sensorielles subsistantes recrutent un plus grand nombre de terminaisons nerveuses du nerf auditif. Le recrutement n'existe que si le nerf est intact, il témoigne d'une lésion limitée à l'organe de Corti. Il n'y a pas de recrutement en cas d'atteinte du nerf auditif.
    A une certaine intensité, le sujet à l'impression d'entendre avec l'oreille malade au même niveau que l'oreille saine.

    L'audiométrie vocale :

    Elle étudie la compréhension et l'intelligibilité du langage parlé.
    Le patient doit répéter des mots que l’examinateur prononce. La courbe vocale obtenue détermine :

    • Le seuil d'intelligibilité (niveau d'intensité nécessaire pour que 50% des mots soient compris)
    • Le pourcentage de discrimination (pourcentage de mots compris à une intensité de 35 dB au dessus du seuil)

    L'impédancemétrie :

    Permet l'étude de l'élasticité du système tympan-osselets et de la perméabilité de la trompe d'Eustache.

    Au terme de ce bilan, le diagnostic de surdité est fait.
    Le degré de perte auditive est précisé, calculé sur la moyenne des fréquences conversationnelles (500, 1000 et 2000 Hertz) et le type de surdité est établi.

    Les autres examens sont demandés en fonction du contexte :

    • Surdité de transmission : imagerie : radio et scanner des rochers
    • Surdité de perception : étude des potentiels évoqués auditifs (PEA), électrocochléographie, test au glycérol, IRM, électronystagmographie (ENG)...

      L'enregistrement des potentiels évoqués auditifs (PEA) :

      C'est l’enregistrement externe d’ondes électriques au niveau du cerveau. Il permet d'obtenir un tracé fait de 7 ondes qui reflètent l'activité électrique du système nerveux auditif, chaque onde correspondant à une structure anatomique précise.
      Cet examen peut se faire dès la naissance pendant le sommeil physiologique.
      Cet examen aide à préciser le type de surdité.

      L'électrocochléographie :

      Elle consiste à enregistrer les réponses de la cochlée induites par des stimulations sonores très brèves, répétitives et de phase alternativement opposée.

      Dernière mise à jour le 23/10/2009

 
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